Resultat du Week End- Seniors A

13-05-2018 15:30
Seniors A 1 : 4 COQS ROUGES 2
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Rodo, loosers & Co

[Tome 8] Francis Llacer

   Aprés un trop long interlude du à un voyage aux Antilles et une coupure internet, me voici de retour avec au programme un petit article sur Francis Llacer.

   Il était une fois un petit garçon prénommé Francis qui rêvait de devenir footballeur. Né à Lagny (77), ce petit bout de chou partait pourtant avec un lourd handicap : il voulait jouer au P.S.G. Et à force d'abnégation et de sacrifices, "Cisco" entre brillamment au centre de formation du club de la capitale. Capitaine de l'équipe réserve, sélectionné en équipe de France espoir, le futur boucher de Lagny devient pro en 91 !!!!

  Ses performances sont souvent anodines mais très tôt, il démontre des qualités indéniables de générosité, n'hésitant pas à effectuer tout le sale boulot possible et imaginable en recevant les cartons que ses coéquipiers rechignent à récolter. Car Francis est une vraie moissonneuse, un sécateur, une cisaille bref un poète du football. Digne des plus grands, il aura touché des crampons, bien plus de chevilles que de ballons dans sa carrière.

  Francis incarne l'élégance de la boucherie footballistique, à une époque ou les arrières latéraux étaient plus réputés pour leurs tacles à la carotide que par la qualité de leurs transversales (Di Méco, Colleter, Blondeau...). Logique que Cisco ait séduit tous ses entraineurs qui aimaient son engagement exacerbé et ses tacles légendaires pour venir muscler les fins de rencontres à suspense. Mais en 96, Luis Fernandez (son mentor) quitte le banc du P.S.G et le duo Ricardo-Bats ne l'utilise que très peu. Il part alors pour Strasbourg mais l'affaire tourne court car il se blesse gravement au genou et revient à Paris. Remis de ce coup dur, Francis peut à nouveau gambader et tacler gaiement sur les pelouses hexagonales. Pendant deux nouvelles saisons, il se pose en doublure modèle, acceptant sans protester ce rôle souvent ingrat de remplaçant de luxe.

  Respecté des supporters, vénéré par les plus ultras, Francis ne voit alors aucune objection à demeurer parisien jusqu'à ses vieux jours. Mais en 2000, il est obligé de partir pour St Etienne et sa réputation le précède, il connait l'euphorie d'être pris en grippe par les hommes en noir. Car en plus de ses tacles assassins et hebdomadaires, Francis a souvent eu un comportement exécrable. Le sourire narquois et satisfait de Llacer après un tacle bien appuyé devient sa marque de fabrique, sa signature et cela en fait une tête à claque méprisable.

  Après un passage à Montpellier nullissime, son père spirituel Luis Fernandez de retour au P.S.G le rappelle. Mais le club a recruté Heinze et Pochettino, ce qui fait que la concurrence en matière de "rigueur" défensive atteint un niveau rarement égalé. Cependant son histoire d'amour avec Paris s'achève brutalement un soir de finale de coupe de France 2003 contre Auxerre, perdue en grande partie à cause de lui. Un Fernandez plus en odeur de sainteté et des magouilles financières, l'entraine au fond. Licencié pour faute grave (faux et usage de faux) c'est ça la légende Llacer !! Une retraite en queue de poisson pour ce mangeur invétéré de biscottes.

  En résumé, de la technique Francis n'en avait pas, un pur produit de la formation "made in camps des loges". Pour lui, un contrôle s'effectue avec le tibia, une passe avec une péripatéticienne. Il possédait un pied carré d'exception et adorait rentrer en jeu pour fracasser des chevilles adverses. Il restera dans les mémoires comme une vilaine teigne capable de de vous arracher une jambe tout en conservant un rictus sournois où de réaliser plus de fautes à la minute qu'un Dennis Wise à ses plus belles heures. Le football "franciscain" se pratiquaient parallèle au sol, la gueule dans l'herbe et les crampons dans l'adversaire. Sa palette technique défensive large (intox, coups de coude, tacles par derrière, tacles décollés, hauts, à la gorge, jeu dangereux...) lui a permis de passer pour une hyène sanguinaire tout au long de sa carrière. Ce "terroriste" des terrains laisse derrière lui un palmarès envié, achevé par un ballon de plomb, antithèse du ballon d'or pour lequel on vote sur les choix de carrières ridicules, la nullité intrinsèque et l'attitude personnelle déplorable. Tout Francis quoi !!!

  Mais comment terminer cette biographie sans parler du but que marqua Francis en 94. Une reprise de volée phénoménale et hamadajambayenne de 30m en pleine lucarne d'un Richard Dutruel médusé. Où quand la grâce touche une brebis égarée!!!!  Comme quoi tout est possible.

bIZ LES GROS A+